Oeuvre de notre FEU Grand Ami Djilali/ Merci de le faire suivre 2

Chant 7 : La Déchirure du Voile

 

 

 

Devant la décrépitude flagrante de notre époque, salie par tant d'hypocrisie, l'angoisse m'a fait signe, la pitié m'a pris à la gorge. Dans cette misérable joie factice de mon siècle pris dans l'étrangeté inquiète des hommes, alors que le minitel rose, besogne "vénus" en virtuel, l'amour m'a paru devenir une pornographie, engendrant un mal pervers, rongeur de bon sens. Par la porte des ténèbres, j'ai vu le monde se défaire. Et dans ce dernier jour de solitude de l'homme, j'ai vu dans le ciel pur, un calice d'or porteur du vin consacré à la vie nouvelle. L'ennemi intime est en nous, à nous de l'abattre, avant qu'il ne nous tue. Le sida de l'âme est plus sournois que celui du corps. Le "ça va s'arranger" n'arrange rien sans nous. Nous vivons un dernier avertissement. Ne perpétuons pas le rêve cauchemardesque, de notre insouciance maladive.

 

L'heure est aux vraies menaces et elles sont d'un autre ordre. L'irrationnel se nourrit de nos propres frayeurs, à la mesure des techniques des temps modernes. Wall Street n'est que l'éclat artificiel de notre bêtise crasse. Dans le décor remue l'empreinte argileuse de nos pieds. Et l'appui tellurique de notre pesanteur d'apprentis sorciers n'y change rien. Là où la terre ne ment pas en s'encombrant du dire et du faire divergents des hommes. Quand tout s'agite autour de soi, se masquer nos vices ne suffit plus. Il faut marquer son pas d'une méditation sérieuse, loin du bruit de la rhétorique bien pensante. La raison raisonnante n'a jamais fait avancer la levée des aurores nouvelles. L'immense cohorte des grands commis au pouvoir n'a jamais remplacé la réflexion éclairante d'un Gandhi isolé du fracas du monde. Elles ont tellement sali la terre, ces fripouilles, que l'on ne sait même plus se débarrasser des dépouilles de nos ordures. Ni l'eau, ni l'air, ni la terre ne méritaient cela.

 

Nous allons vivre une mutation, et cette mutation sera une déchirure de voile dans l'évolution. C'est une préparation au passage dans une nouvelle ère. Mais pour qu'il y ait mouvement évolutif, il faut qu'il y ait dépassement. Et en ce domaine, il faut savoir que tant que l'on a besoin de reconnaissance, c'est que l'on n’y est pas. Celui qui n'a pas besoin d'être reconnu, seul est. Et c'est parce que nous ne pouvons pas supporter cette pauvreté intérieure que nous jacassons en extériorisant notre savoir parcellaire. Les forces émanant de l'intériorité ne s'expriment pas par des mots ronflants, ni par aucun texte : on les sent, on les perçoit, on les vit. Elles apportent la sérénité un point c'est tout. C'est dans cette simplicité du regard sur nous-mêmes que nous vivons notre intériorité avec la plus grande intensité de reconnaissance. Car quand on est un homme sans orgueil, on a la possibilité de devenir un sage. Cette simplicité nous fait rentrer directement dans la connaissance avec amour.

 

L'homme blanc dans sa divagation prétentieuse a toujours cru se prendre pour quelqu'un, par ce fait, il est inconscient de son orgueil. Et c'est ainsi que tout en conquérant la matière et en élevant la science à des degrés jamais connus, il s'est rendu responsable des graves déséquilibres constatés aujourd'hui sur la planète (déforestation, pollution en tout genre, état de stress des populations, armement diabolique). Alors la crise s'est développée et nous la vivons tous à des niveaux d'entendement plus au moins stressants, les uns par perte d'emploi, les autres par soucis de lucre et certains par orgueil de vouloir se croire porteurs d'une éternité impossible à atteindre dans l'incarnation. L'engendrement de tous ses enchaînements, du plus vaste au plus petit, a créé le déséquilibre dans lequel une grosse partie de la population de la planète s'est engagée. Curieusement la physique quantique découvre le relié en toutes choses. Nous savons à présent que nous sommes un immense réseau de circulation d'énergie prise au piège d'une infrastructure faite d'une pensée libératrice de conscience. Là, se trouve, la nouvelle donne d'accomplissement de l'être humain.

 

L'homme du commun prend, petit à petit, conscience qu'il fait partie d'un tout plus grand que lui-même. C'est dans cet univers fait d'extériorité et d'intériorité, qu'il doit à présent responsabiliser sa vie. Nous sommes arrivés à un moment crucial de notre histoire. Nous devrons largement prendre conscience de nous-mêmes et du rôle extrêmement grave de nos comportements d'égoïstes par rapport à la gestion de notre terre. La déchirure du voile nous met en état de nous sentir individuellement responsable de notre propre destinée et de la destinée de la création. Ce vaste changement va devenir le centre de notre préoccupation dans les siècles à venir. Nous représentons chacun - chacune des entités créatrices de solutions à nos problèmes et donc à ceux de notre planète. Nous sommes chargés de mission et nous avons à vivre l'homme, dans ce qu'il a de génétique. Jusqu'à aujourd'hui, nous avons foncé têtes baissées dans les savoirs, sans prendre le temps d'une réflexion porteuse de connaissance. Nous dominons le monde, sans nous dominer nous-mêmes. Pourtant naître avec sens de nous-mêmes devient une nécessité absolue. Il faut que nous pensions maintenant plus avec le coeur qu'avec la tête, plus en homme d'humilité qu'avec orgueil. Alors, nous découvrirons le sens profond, de cette riche énergie libre qu'est l'amour.

 

L'amour n'a rien de personnel, rien de sentimental : c'est une force libre, cosmique qui sous- tend la création et qui maintient notre univers en harmonie, dans un flux de vivant éternel. Nous avons donc à vivre cette pulsion salvatrice d'amour au niveau d'une grande élévation de nos valeurs humanitaires, sans être constamment prisonniers de notre ego. Alors nous pourrons nous ouvrir à l'universel. Pendre en soi cette notion d'intégration au tout, c'est raisonner à partir de la complexité de ce tout.

 

Nous sommes tous face à face au plus grand défi de transformation profonde de nous-mêmes. Aujourd'hui la rapidité des communications nous oblige à vivre dans un monde ouvert, planétarisé. Plus aucune culture n'est étanche. Nous vivons les uns dans les autres, tous en interférence dans une humanité imbriquée sur elle-même : une sorte de poupée russe en somme. Alors, pourquoi se cramponner à l'orgueil d'une culture spécifique, à la prégnance d'une éducation particulière ? vivre ainsi c'est nous rigidifier. Nous devons donc apprendre à vivre dans le village planétaire et grâce à notre science et à nos techniques, au-delà du "village terre", dans le cosmos. Nous avons donc la responsabilité d'élargir nos horizons, de vivre avec intelligence un réel partage si nous voulons éviter l'échec cuisant de notre projet d'évolution. Pour la première fois, l'homme a le droit d'écarter les pans du voile d'ombre et de ce fait il a le choix de constater que sa vie est belle, complexe, passionnante, dans la mesure où il "auto créé" en lui une vie spirituelle faite de respect des autres et de lui-même. La déchirure du voile est commencée et nous rentrons dans l'ouverture libératrice d'un nouveau cheminement, sans fin, ni faim.

 

 

 

Chant 8 : L’Ouverture Libératrice

 

 

 

Toute vie spirituelle n'a rien à faire de la volonté volontaire. Elle n'est porteuse que d'une volonté libératrice : cette dernière seule assure une ouverture d'esprit. Nous avons une destinée humaine et au-delà de l'humain parce que même dans notre incarnation, nous sommes le lieu de la polarité vibratoire entre la matière et l'esprit. Le mariage entre ciel et terre doit avoir lieu en nous par une sacralisation des énergies subtiles du vivant. L'homme est un symbole. C'est ici-bas que nous incarnons la présence de "Dieu" en nous. C'est ici, dans la vie sur terre, que la qualité de notre existence doit s'exprimer. Nous sommes les cellules d'un grand corps pensé qui révèle le rythme cardiaque du cosmos par la respiration en nous de tous les éléments du vivant. Tout ce que nous vivons doit s'envisager comme support de l'esprit. Nous savons, aujourd’hui, que nous ne pouvons pas nous permettre, de faire n'importe quoi, n'importe comment.

 

Le malheur de l'homme, c'est qu'il lui faut souffrir pour intégrer les vraies valeurs de la vie. On a l'habitude de dire qu'il faut vivre le présent, mais notre présent est souvent du passé aménagé, une polycopie des existences passées. Cependant, le présent même s'il est fait du conditionnement du passé se doit de progresser vers un "à-venir". combien d'entre nous ose regarder la vie en face et s'interroger véritablement sur son sens. Cette deuxième naissance dans la responsabilité est souvent difficile à opérer, car elle nous demande un énorme effort de recentrement et une grande lucidité sur nous-mêmes. Trouver son centre, concentrer et irradier ses propres valeurs n'est pas chose aisée. On préfère de loin être porté par la sécularisation du groupe auquel on appartient. Pour atteindre à ses propres valeurs l'homme doit travailler sérieusement à sa découverte. La découverte de soi n'est jamais facile. Et la société basée sur l'âpre concurrence pour la survie masque souvent la dimension d'âme qui nous rendrait heureux. Elle préfère nous acheter avec ses quolibets. Elle préfère entretenir en nous des désirs fugaces. Et, par faiblesse, la majorité des hommes et des femmes s'invitent au banquet de la consommation à outrance. Mêmes les personnes en difficulté sont absorbées par ce désir. D'où l'émergence d'un malaise entre nous, entre ceux qui ont tout et ceux qui n'ont rien. Ce qui crée des sociétés basées sur l'envie et la violence.

 

L'individu a un rôle à jouer dans le corps de l'humanité. Il est une cellule d'un corps cosmique plus grand que lui-même. Quel que soit son lieu de naissance il est né pour évoluer vers un plus être de conscience. Et nous sommes tous concernés par cette nécessité. L'être est unique, solitaire et solidaire, mais il se doit de découvrir sa nature profonde afin de l'offrir aux autres, dans un bain d'amour. Si nous avons la chance d'être tous différents c'est pour un enrichissement commun que la diversité a fait ce choix. S'éveiller donc à la dimension universelle n'empêche en rien d'avoir sa dimension personnelle. Cependant évitons de tomber dans le piège de l'angélisme car le chemin de montée vers soi-même est un chemin rocailleux, fait de chutes pouvant vite nous faire basculer dans l'inadaptation. La "co-naissance" de l'homme est une immense gestation, un périlleux accouchement de la conscience d'être.

 

Nos regards sont trop courts souvent trop rapides pour percevoir à plein les beautés de la lente évolution des univers. Le cercle étroit de nos habitudes a vite fait de nous enfermer : nous sommes éphémères et ne percevons du monde que le fragmentaire d'une vision courte, dans une sensibilité tronquée par le calfeutrage de conditionnements multiples. Nous limitons aux apparences, nous manquons d'imagination, nous vivons de fixité, jusqu'au moment où la vie nous force au changement.

 

Et pourtant, pendant que le monde paraît vaciller sur ses pieds, les cycles du vivant travaillent intérieurement à rectifier les erreurs des hommes et à remettre en harmonie les rythmes primordiaux sans lesquels toute vie s'arrêterait. Dans le vivant, l'entropie sera toujours battue par la néguentropie. l'énergie créatrice joue la régénération perpétuelle dans la magnificence royale du vivant. La science, développée par les hommes, se doit donc d'être porteuse de cette conscience ardente. À la pensée séparative doit répondre une pensée unitive, une pensée constructive car les univers doivent désormais être vécus dans un ensemble d'interactions subtiles. Rien ne peut s'inscrire dans la simplification car la complexité baigne tous nos échanges et nous ramène à la nécessité d'un rapport de cause à effet dans chacun de nos actes. On ne peut dont pas jouer au plus fin. Cela ne peut se vivre qu'avec une certaine dose d'humilité sachant que nous avons besoin des choses et des êtres et que nous sommes reliés par la complicité des liens qui nous attachent. Toute traduction parcellaire du monde n'envisage qu'une part de la totalité. Le puzzle de la vérité est fait des multiples associations, des vécus parcellaires : là ou se noue l'humaine condition dans la transcendance de sa propre mort.

 

La clé de toute chose c'est l'amour. Tout naît de l'amour, les choses et les êtres vivent à l'écoute de cette force spirituelle éternelle, ne la vivent réellement que ceux qui ouvrent leur coeur et qui ont l'oreille attentive à la perception des mots d'amour. Rien ne perle à l'aurore du monde sans la chaleur d'un dire amoureux, dans la contemplation extasiée des beautés sublimes qui s'offrent à la joie du regard. La complétude des êtres ouverts à l'éveil de ce sens permet d'accéder à la joie libérée hors de l'apparence. Une longue maturation plénière achemine celle ou celui qui s'y livre corps et âme, dans un état sans état : libération de cette danse de soi-même avec la création. Là-haut, le rien devient tout, grâce à la gratuité totale de son ouverture. Tout s'offre à la joie pour celui qui se pare des inspirs de l'infini. Le travail sur cette vraie réalité agit sur toutes les angoisses de vivre. La matière innervée par l'esprit s'ouvre à une réelle sublimation, conversion profonde de l'être tournée vers l'amour et le bien : là où l'on se trouve en unité de vie, avec soi.

 

Le monde de l'apparence relève de l'inessentiel. L'essentiel est de devenir une nouvelle création. Dans cette nouvelle noblesse, l'homme peut s'établir dans la transcendance de l'être : enfin libéré des erreurs inhérentes aux automatismes des acquis reçus. L'être est un lieu vide, une vapeur inconsistante, s'il n'est que l'objet de son éducation. Il faut prendre du plaisir à se faire naître soi pour s'offrir au monde. Avoir un autre parfum que celui de la boutique société, être la plante que l'on veut être, à la mesure humble de soi-même, dans le choix de sa liberté, c'est être un fleuve de vie dans la vie que la naissance nous a donnée.

 

Ô ! homme apprend avec réserve que toute une vie ne suffit pas à apprendre et à désapprendre. Ton souffle de vie fait de tes inspirs et de tes expirs est une ascension vers le ciel. Le savoir sans le comprendre reste une conceptualisation, hors tout concept nous éloigne de notre énergie créatrice. La façon dont on respire fait et nous fait. Il n'y a pas de miracle immuable. Il faut activer en nous la loi d'amour qui nous travaille aux entrailles. Notre visible est la manifestation de notre invisible. Sentir ce que l'on pense et penser ce que l'on sent, transmettre à sa main ce que l'on saisit par le coeur et nous voilà en mesure d'aimer. Car c'est par cet état poétique au sens large du terme que l'on accède au vivant. La véritable imagination créatrice ne verbalise pas : elle est action de vie. Elle vit, elle est au-delà de l'existence. Elle rejoint la spirale vibratoire que l'on porte en soi dans l'amour. Chacun porte son destin, sa propre cohérence. L'art de vivre n'est pas de se représenter le monde, mais bien de le transmuter. La lucidité de l'amour est pour un être humain la brillance la plus rapprochée du soleil.

 

 

 

 

Chant 9 : Parole et Rythmique

 

 

 

La parole est comme un fruit dont la peau serait bavardage, la chair, éloquence et le noyau, verbe : c'est dans l'essence de ce noyau "verbe" qu'il faut chercher, le sens de sa vie. L'être initial était avant l'homme, l'Être final est au-delà de l'homme. Après son cheminement sur la terre, il peut rencontrer l'éveil. Toutes les initiations sont des préparations apportant un surplus de conscience de soi, dans l'aventure individuée d'une vie évolutive. Le sentiment de réussite de cette continuité évolutive s'inscrit dans l'aventure humaine de chacun. Elle transmute notre mort, dans un au-delà mystérieux pour nous, mais pourtant chargé de sens. Autrement, que viendrions-nous faire dans cette galère ? Boire, manger, dormir, jouer, travailler et se reproduire ? il ne suffit pas de savoir survivre le plus agréablement possible, dans la vie incarnée. Il faut, aussi, comprendre le pourquoi et le comment de notre passage sur terre. La connaissance nous entraîne à nous poser certaines questions sur le sens de la vie. Quittant l'amour maladif de la prétention, cette armure de l'ego, qui est souvent un carcan, nous libérons en nous des forces vibratoires nouvelles, faites de créations vécues vraies. Ce qui change l'objectif restreint de notre destinée. Nous grandissons, dans l'ombre de notre lumière, et nous découvrons alors un sens plus affiné de notre vie.

 

L'ignorance du mouvement du vivant en nous ainsi que le laisser-aller sont un manque de dignité chez l'homme qui s'y laisse prendre, par faiblesse ou par fainéantise. L'émergence d'un éveil à soi a un effet vital senti, porteur d'espérance en une conquête intérieure affirmée : sorte de foi en soi. L'homme est immergé, comme un iceberg, dont la partie la plus importante est sous l'eau de l'océan, donc invisible pour celui qui se rend aveugle de lui-même. Laissez en vous, s'ouvrir les cieux d'une conscience élargie, comprenez l'enfermement de votre prison égotique. Larguez les voiles de votre impermanence, et, alors vous désirerez prendre le grand large et vous confronter aux éléments, fussent-ils porteurs de souffrances. Alors, il n'y aura plus à vous convaincre du bien fondé de votre existence, ni à vous croire arrivé au but ; il s'agira, plutôt de vivre intensément votre spécificité particulière dans un chant choral, à hauteur de vues spatialement élargies. Répondant ainsi aux fondements de votre nature intrinsèque, vous enchanterez votre vie d'une symphonie unique, choisie, en harmonie avec votre sensibilité profonde. Apprendre à vivre, c'est avant tout répondre à l'être que nous sommes réellement. À cet être unique, né du choix de la nature généreuse, le sensible est l'agent d'articulation de notre existence vécue, en accord avec les formes expressives de notre destinée. Accéder à sa profondeur d'être humain, c'est devenir le noble guerrier de son destin, dans l'exigence d'une réussite plénière face à soi-même. Pas de polycopie dans ce domaine ! réalisez-vous vraiment, dans le respect des autres, et vous enchanterez le monde. L'oeuvre s'élabore dans le creuset de cette alchimie subtile : une émergence dans l'au-delà.

 

L'univers était d'abord sonore, puis il est devenu substance énergétique (matière formelle et chromatique, saphique et basique). Il se charge ainsi des éléments nécessaires à son lancement dans une création révélée, dans les formes vivantes actuelles. Il remontera vers sa source première, dans le coeur du cosmos pour se purifier et reprendre un cycle nouveau à la fin des temps. Si tu as le sens de la création en toi, homme, tu monteras par paliers successifs aux cimaises de toi-même. Transporte-toi au-delà de tes petites préoccupations de terrien médiocre, sois ta propre rythmique, et tu danseras ta vie sur l'air de ta plus belle expression symphonique. Là est ta résurrection de la chair, transmutée en esprit. Celui qui voit dans tous les êtres, sa propre propension à être, porte en lui l'état d'amour. Nul arbre noble de haute futaie n'a jamais renoncé à rencontrer le ciel. Il pousse ses branches vers les nues les plus pures où il s'oxygène des plus sublimes essences de l'éther. Si la source de vie sort de cet "en bas", elle a le désir intense de s'élever vers "l'en haut".

 

Le rythme apporte une maîtrise à l'organisation de la matière. Il la totalise et l'unit dans des formes variées toutes adaptées à leurs fonctions propres. Il n'y a pas de hasard, il y a la nécessité de créer des organismes vivants, porteurs de leurs caractéristiques intrinsèques en rapport avec leurs besoins. Le rythme respiratoire est au centre de cette démarche et a une influence maîtresse dans ce jeu fonctionnel de l'univers. Il régit, ainsi les niveaux de conscientisation de la forme. Chaque octave de ce chant céleste représente une relation privilégiée, entre le rythme et la vibration. Telle est l'état de conscience, qui s'infiltre dans la matière prenant formes. Chaque état de conscience correspond à un état de prise de forme. Tous les éléments de l'univers émanent d'une même source, unique et complexe, et chaque élément se marie à la vibration qui lui convient. L'univers est une musique céleste, un son, un souffle, au cœur de la création. Regarde autour de toi et en toi, et tu découvriras ta propre lumière, ton propre souffle, en une vaste respiration qui te sera propulsion vers le fondement de ta véritable personnalité. Le cerveau de l'homme est un hologramme complexe en recherche de ses accents les plus fins, s'il repose sur un individu fait. Il n'y a pas d'accident malheureux, il y a seulement notre inadéquation à répondre à la vie, avec un minimum de responsabilité. Le bon sens, là, s'avère indispensable. Ce n'est, pour l’instant, pas encore la manière de vivre la mieux partagée. L'état du monde actuel est là, pour dénoncer notre faiblesse d'adaptation au processus engagée, dont, jusqu'à preuve du contraire, nous sommes le maillon le plus évolué. Nous avons beaucoup à faire pour atteindre les seuils de conscience évoluée, d'un homme éveillé. La vie demande une lame d'acier dans un fourreau de soie fine.

 

La vraie victoire sur soi-même, c'est dans la vie qu'il faut la remporter. Il faut apprendre à être en phase avec son éternité, avec son infini comme suprême compagnon de route ; et ce, en toutes circonstances. Le prophète n'est pas celui qui prophétise : c'est celui qui centre sa vie sur la beauté de la création, et qui s'y intègre dans un amour contemplatif, d'appartenance au vivant, sous toutes ses formes. La grâce le touche, et il la transmet aux autres, êtres et choses vivants du monde. Cette conscience est encore rare dans l'espèce humaine, mais elle devient de plus en plus présente à la sauvegarde de notre univers terrestre. Au-delà des conventions, des appartenances raciales, des réussites spatiales, des comportements particuliers, il y a la nécessité de coordonner nos efforts vers une convergence de vue, spiritualisant l'univers. La sauvage déviance actuelle ne nous y conduit pas. Elle nous conduit dans le mur de la honte, de notre stupidité. À nous de réagir à temps devant cette dérive mortelle ! Alors, nous retrouverons les chemins de lumière.

 

 

 

Chant 10 : La Chute du Masque

 

 

 

Le monde humain, par effet d'enroulement, s'est inextricablement rendu pénétrable par tous les brassages de cultures diverses. Il ne s'y retrouve pas toujours, par crainte pour chacune, de perdre ses spécificités.la communication, par les moyens modernes se fait plus rapide, le brassage devient curieusement présent, dans toutes les sphères de la société, quelle qu'elle soit . il y a interférence presque obligatoire, pour satisfaire les besoins du marché. L'échange de produits de toutes provenances dérégule les habitudes ancestrales de fermeture sur son territoire. La concurrence se fait vive, chacun fourbissant ses armes pour gagner la bataille. C'est le temps du plus fort. Tous les peuples, pourtant, veulent une part abondante du gâteau. Comment faire, dans ce cas, pour contenter tout le monde ? nous agissons, tous comme des don quichotte en espérant maintenir, cette guerre économique, comme le seul combat à gagner. Des réalités plus prégnantes apparaissent dans le jeu. La pollution des mers et de l'air, la désertification des terres arables, l'appauvrissement en eau potable, et bien d'autres fléaux, nous attendent si nous ne gérons pas mieux nos acquis.

 

Homme ! n'oublie jamais que tu es un maillon de la chaîne du vivant, et, comme tel, gestionnaire de ton environnement ! minuscule têtard dans l'univers, ne te prends pas la tête : tes conquêtes sont fragiles. Les lois de l'univers pourraient êtres implacables pour compenser tes erreurs de jugements. D’ailleurs, des signes avant-coureurs sont déjà présents sous tes yeux. Une mutation sans précédent est donc nécessaire, si nous voulons juguler les catastrophes inéluctablement dues à ce mauvais emploi de nos ressources. La terre est notre seul refuge, jusqu'à ce que nous puissions aller vivre ailleurs, sur une autre planète. Protégeons-la, en bons gestionnaires, pour le bien de tous, avant qu'il ne soit trop tard.

 

Ce que nous vivons est intéressant et très passionnant. Les choses changent à vue d’oeil. Elles démasquent les hommes et les femmes en leurs créations. Ce n'est pas le temps du pire, c'est le temps de la prise de conscience élevée, le temps de la plus grande vérité de l'être est une union qui différencie. Nous sommes prisonniers de la matière discontinue parce que corpusculaire donc cacophonique mais nous avons le libre-arbitre de devenir ondulatoires donc harmoniques. L'individu passe, mais la personne, elle, reste l'aspect de nous-mêmes souvent caché mais jamais perdu pour l'éternité. La connaissance à ne pas confondre avec les savoirs est liaison à l'univers par convergence du cosmique vibratoire dans l'homme. Connaissance et amour se relient dans la création. Le bonheur vient de l'absence d'anxiété alors que le malheur est lié à cette hypertrophie d'un moi non décondensé. Il faut se donner à la joie de relier le ciel est la terre et tout ce qu'ils portent est porteur de richesses. Il n'y a rien à rejeter il y a tout à aimer.

 

Ainsi, avec un esprit sans limites se doit-on de chérir toute chose vivante, d'aimer le monde en son entier au-dessus, au-dessous et tout autour, avec une douce bienveillance et une infinie douceur. C'est la seule attitude convenable à appliquer à soi pour sauver la vie sur la "planète terre" asphyxiée par trop de violence. À nous d'imaginer un autre monde fait comme une partition de musique symphonique dans laquelle chacun, chacune serait conçu(e) comme la plus belle note de musique en réponse d'amour aux autres notes inscrites sur la portée. L'humain se pense en termes de conscience individuelle et collective, quoique de configuration génétique unique en son corps de chair. En termes de relation d'appartenance à la création tout entière il est un maillon de la chaîne du vivant.

 

Le moteur énergétique de l'univers est à la disposition des êtres et des choses : l'amour est son carburant. L'amour anime le monde. Il saisit les mondes de ses manifestations multiples. L'amour est l’essence même des choses et des êtres. Il inclut la totalité du vivant dans le charnel et le spirituel, qui est son temple : là se détermine ses actions bénéfiques. Donc le monde est soutenu par une logique du désir et du plaisir quand il se veut créateur et "non-propriétaire" de ces mêmes êtres et de ces mêmes choses. Le sensualisme du profit n'a jamais remplacé la sensualité du vivant. La nature, notre nature n'a jamais été une simple mécanique. Nous sommes bel et bien des êtres vibrants, vivants, vivifiés par l'amour qu'il s'infiltre comme un voleur dans l'espace laissé libre par notre désir de vivre. Alors la vie se réalise, elle prend forme, dans l'eau, dans l'air, dans les plantes, dans les animaux, les actes et les hommes. Elle est un perpétuel enfantement. Partout s'offre la présence de cette force d'amour. Tout resplendit, d'elle, si elle est comprise comme un élan vital, comme un souffle fluide : comme une vibration douce où la sève du désir et de la jouissance prend corps. À nous donc de devenir Tout Amour au lieu d'être des êtres de violence. À nous de déployer cette force dans toutes les formes de vies avec un sens de la liberté chargé d'un imaginaire vivant : toutes les vies, toute la vie, tout ce qui est en vie, est oeuvre d'art.

 

Faisons en sorte de ne plus enfermer nos dires et nos faire dans cette violence larvée, où l'on croit conquérir du pouvoir. Cela n'amène que destruction, malaise, mal-être, sclérose et chute dans le néant. La peur aujourd'hui est partout où sonne le glas de notre innocence. La peur des uns et des autres nous a éloignés de notre vraie vocation d'homme. Faisons tomber le masque de notre myopie. Ouvrons enfin nos yeux sans oblitérer le caractère naissant de notre mission d'homme : l'ouverture au monde par l'amour ouvert et déployé à l'échelle cosmique et notre seule chance de survie. Cette prodigalité vivante se déploiera hors de nos rigidités cadavériques. À force de violence, nous sommes devenus écoeurants. Nous vomissons nos petites combines de boutiquiers de l'amour en nous prostituant, avec un acharnement sans nom, dans l'antre de nos petits désirs égoïstes. Il est temps que nous prenions de la hauteur afin d'atteindre "le soi", cette phase ultime de notre évolution, cette volupté totale, ce souffle vivifiant de l'immense respiration de la vie. Un vent porteur de ce souffle nous arrachera le masque de nos faux comportements, au-delà de toutes pensées comptables et dans cette source de joie pure, dans cette plénitude de chacun, dans l'éloge des différences partagées, nous pourrons nous offrir unis, aux bienfaits de la beauté universelle.

 

 

 

Chant 11 : La Stratégie du Dérisoire

 

 

 

L'homme est porteur des mondes, l'homme est image de "Dieu", il est porteur d'amour, il est le support vivant de l'univers, il est le tout avec tout, plus que toutes les parties réunies. Il est l'Holon de la totalité, et au-delà de la totalité, mais il ne le sait pas. Il navigue donc, comme un commandant de bateau, allant à la dérive sans capitaine. Il a perdu le sens du sens, le sens de son essence, le sens de son existence et, de ce fait, il est rentré dans toutes les peurs. Ainsi il est rentré vaincu par l'énergie lovée au fond de lui, et qui l'agite. On s'est oublié au coeur de nous-mêmes. On a laissé la puissance océanique présente au fond de nous, prendre la barre. Quel principe de la vie viendra réveiller ce mort-vivant ? quel beau prince viendra réveiller en lui la vie, cette belle au bois dormant ? car si le corps individuée n'était qu'un amas d'os et de sang, nous pourrions dire que la mort a gagné. Mais comme l'homme a aussi en lui l'amour, par cet ensemble de souffles et de respirations, il découvrira, qu'il est prince héritier de ce monde. Alors il rejettera le "Satan" qui est en lui et dans un éclat de lumière, il reprendra cette force principielle, et redeviendra enfin lui-même dans sa totalité, dans une destinée sublimée.

 

La limitation, cette conscience sous contrôle permanent, ce jeu... moi... cette fausse identité fichée, étiquetée, prisonnière dans son quartier de haute sécurité est une stratégie du dérisoire. Ce moi qui nous étouffe, qui nous mets toujours sous surveillance est notre prison : un contresens, un non-sens fiché dans notre parcours du combattant. Alors l'homme, un jour, n'y tenant plus, fait sa crise de violence, agresse tout ce qu'il touche, ou bien il fuit dans la compromission. Dans ces tentatives exacerbées de se déployer, de se totaliser et de s'unir à lui-même, il oublie, que le seul moyen de détruire le dérisoire en lui, est de s'ouvrir à la vie, de se rendre libre, enfin ouvert aux flots impétueux de l'amour : là naît l'homme relié, l'homme véritablement religieux. À ce moment commence la naissance du divin en lui. À ce moment, prend corps sa véritable histoire.

 

Ce qui se joue en cette fin de millénaire, c'est la reprise du sens de la vie. C'est la fin maladive du vouloir toujours rentabiliser le vivant comme un commerçant. Le monde, dans ses oeuvres en ce siècle bâtard, est en même temps grandiose et dérisoire. Il fait se côtoyer des oeuvres d'art prestigieuses et crée des espaces de violence effrayants. Nous jouons donc aujourd'hui la destruction du tissu vivant par la violence, la pollution et la guerre civile qui installent, en nous-mêmes ses virus destructeurs. Jamais le monde n'a été aussi riche de potentialité positive et négative. Lesquels des deux aspects, prendra le dessus sur l'autre, nous n'en savons rien. La question est posée, le film se déroule sous nos yeux, avec son cortège d'horreurs et de créations. Est-ce la violence qui prédominera et noiera tout sur son passage fait de malveillance et de bêtise, ou bien est-ce l'amour qui dominera enfin, dans la pluralité des qualités sensibles d'un homme devenu nouveau dans son coeur et dans son âme. La froide raison organisatrice n'a jamais contenté personne. Elle n'est qu'un calcul comptable. Elle n'arrivera jamais à changer le vieil ordre contre un nouvel ordre. Dans la vie, ordre et désordre se répondent en participant, plus ou moins, au même combat. Nous sommes ombre et lumière. Et dans ces deux plateaux de la balance, il nous est donné librement de choisir, de faire pencher le fléau, vers la lumière, plutôt que vers l'ombre. Le malade n'en finit pas de suffoquer. Toutes les prothèses ou greffes de types économiques ne résolvent rien sur le fond. Elles sont le manifestation d’un combat de titan, insufflateur d’un désordre plus grand ; cette fois-ci, destructeur pour tous les habitants de la planète. C'est une option "cannibale", camouflée sous nos appétits sans fin. Une inscription pirate, dessinée en clair, dans la totalité du dérisoire. Les points les plus retirés de la "planète terre" sont touchés par cette pollution psychique, pire qu'une déforestation. Nous touchons le fond de notre contradiction. Rebondirons-nous vers le haut, après être tombés aussi bas ? là, est la grande question qui se pose en cette fin de siècle. Il y a état d'urgence.

 

Heureusement le vivant a la mémoire de sa propre création. Il est toujours prêt à mettre et à remettre de l'ordre dans nos divagations de mauvais garçons. La liberté, ce besoin indispensable à l'homme, est toujours gravée dans les fibres de sa neurologie. La fausse conception de nous-mêmes se fanera tristement, sous les néons de nos supermarchés encombrés de victuailles. Et les chants de violences commandités, à partir de bureaux confortables, par des tueurs en jaquettes, finiront bien par tellement dégoûter les hommes du commun, qu'ils reviendront, seuls et penauds, à la saine nature. Ils quitteront en masse, la mégalomanie de leurs faux pouvoirs sur les êtres et les choses. Ô ! combien d'existences auront été perdues, dans cet obscurantisme bâtard, plein d'obscènes prétentions entretenues par des maîtres chanteurs à la pensée perverse. Ô ! combien de vérités de nous se seront perdues, dans ce jeu de faussaire commandité par quelques tiers mafieux. Ô ! combien d'entre-nous seront victimes de sexualités déviées, transférées sur minitel rose et auront détruit la tendresse véritable propre aux êtres amoureux : comme si faire l'amour sur écran était plus excitant que de contempler la beauté de la femme aimée, avec des yeux remplis de douceur et de sensibilité. Voilà bien, maintenant la fin d'un mauvais film, qui s'achève dans l'horreur de sa médiocrité.

 

Quelques-uns d'entre nous, peu nombreux encore, ont rompu les amarres de l'hypocrisie d'une sociabilité normalisée et ont revêtu le manteau de prière. Les voilà dissidents, résistants, en quête d'absolu. Car au fond d'eux-mêmes, ils en ont fini avec ce monde tronqué et truqué, avec leur personnage de rechange, qui cadrait si mal, avec l'image qu'ils se faisaient d'eux-mêmes, autrefois. Ils ont quitté les leurres des faux discours tenus par des "zombis" faussement modernes, perclus d'orgueil. Restez mes amis ! si vous le voulez dans cette merde. Nous préférons encore apprendre à chanter aux coqs, que de nous repaître sans cesse, des mensonges institués, par une bande de voyous. Vous nous traiterez de parias, d'anarchistes, de vagabonds transcendantaux ou de nomades en cavale ! peu importe ! nous avons fait le choix d'être libre, tout en respectant les désirs frelatés de nos frères et soeurs, qui se complaisent dans le supermarché international des illusions perverses. Ils sont libres, après tout d'y rester, tout en renâclant, en discours inutiles sur la difficulté à vivre ce temps de sauvages.

 

La modernité crée des individus identiques et disciplinés, soumis à l'ordre ambiant, imprégnés de la contrefaçon de leurs maîtres à penser. Ils croient qu'ils ont la liberté de faire n'importe quoi, et se servent de ce paravent chinois entre deux haies de CRS et de casseurs de banlieues sordides, pour vivre leur faux rêve. Plus haut, grâce à un groupe d'ingénieurs tchernobyliens, la stratosphère est en passe de devenir un morceau de gruyère. Nous nous nourrissons de la viande frelatée de la vache folle, mangeant par notre faute des protéines animales. Nos enfants sont badgés, avant même de naître. Tandis que colloques et symposiums sur la paix et l'environnement battent leur plein, entassent dossiers sur dossiers, dans les placards poussiéreux onusiens : tout cela, pour se donner bonne conscience. La mer et ses poissons, les nuages du ciel, les rivières et les forêts sont détruites. Et "l'argent roi" dans les mains de traders de places financières se transforme en immenses fortunes, au prix de l'affaissement du monde, dans la précarité. Qu'à cela ne tienne, l'homme établi, dort sur son bas de laine, comme Harpagon et s'endort heureux en regardant, béatement, la coupe du monde de football, un verre de whisky à la main. Le pauvre bougre, issu des migrations clandestines, suit,, dans son HLM, la même dérive en s'achetant à crédit, une parabole pour pouvoir, lui aussi, goûter au festin du monde. Et les journalistes en mal d’exclusivités abreuvent ces passions par TV interposée, y ajoutent toutes les horreurs du monde avec une impudeur chargée de sensationnel, nous mettant mal à l'aise devant l'image d'un enfant du tiers-monde aux jambes coupées par une mine impersonnelle. Tout cela sous couvert d'informations. Le dérisoire est partout présent.

 

Heureusement le flux du vivant, cette force énergétique de l'amour, a déjà vaincu le monde. Nous pouvons tourner le cd-rom, disque-roi et faire de la charité de bazar, tous les voyants de notre inadéquation, sont au rouge. Il n'y a plus ni de riches, ni de pauvres, il n'y a que des paumés, il n'y a que du malaise et du mal-être, de l'insécurité et de l'inquiétude. Il nous faut donc faire un saut quantique, dans l'infini de nous-mêmes, au-delà de nous-mêmes, dans une autre vision des choses, ou nous perdre définitivement. Nous rencontrerons les autres, alors en serviteurs d'un homme "sans frontière" dans le respect et l'éloge des différences. Nous nous mettrons au service d'un partage équitable des nécessités vitales, pour chaque habitant de la terre, ou bien tous, nous allons à l'échec ou, peut être, au suicide de notre espèce.

 

Oublions pour une fois... la perversion de notre langage et la prostitution de nos actes et tâchons, ensemble, de rentrer dans l'espérance d'un "ailleurs" fait de bonnes mesures des choses et allons aux "rencontres du troisième type" avec nos frères humains, aux confins des galaxies que nous commençons à explorer : là, où se joue et se danse éternellement la symphonie de vie éternelle. Cette force d'amour sans cesse renouvelée, baignée de beauté, toujours proche de la pureté de l'enfance, et si loin pourtant, de l'infantilisme. Elle nous invite à un voyage mystérieux et spirituel au prima du sensible de la matière, qui nous fit naître. Nous sommes nés de cette soupe originelle ! loin... très loin, très très loin des entrailles puantes, phosphorescentes de la fumeuse civilisation carnassière et consommatrice, qui masque d'un paravent notre stratégie du dérisoire.

 

Bilan actuel : 1 milliard d'hommes, la tête à peine hors d'eau, sur une population de 5 milliards d'individus. Quelle belle réussite ! après une si longue histoire ! guerres, famines, chômage, pollutions, se perpétuent à la vitesse d'un cyclone, et le monde jacasse à longueur de temps, dans multiples assemblées, toutes plus ou moins obsolètes. Cessons, ce jeu de dupes et travaillons à la reconquête du bon sens, ensemble.

 

Le ministre de l'environnement brésilien disait : la société industrielle moderne est une religion fanatique. Nous saccageons, empoisonnons, détruisons, tous les écosystèmes de la planète. Nous signons des reconnaissances de dettes que nos enfants ne pourront jamais honorer... nous nous conduisons comme si nous étions la dernière génération sur terre. Sans changement radical, dans nos coeurs, nos esprits et notre prospective, la terre finira comme Vénus, calcinée, morte. Voulons nous cela, dans nos courtes visions de profit immédiat. Le dérisoire est partout présent, dans la vie d'aujourd'hui. Méfions nous, des retours de bâton.

 

 

 

 

C

LE COSMANTHROPE